Habitudes familiales et culture

Les habitudes familiales, la culture et le milieu social d’origine guident les comportements alimentaires. En effet, ces comportements ne résultent pas uniquement des choix et styles de vie personnels, mais également des influences sociales et communautaires, et même des conditions de vie et de travail.

D’abord, la famille

Les habitudes naissent souvent en famille, et évoluent plus tard par des influences diverses comme celle d’un conjoint, des pairs, des médias, etc. Notons que c’est encore bien souvent la femme qui détermine en grande partie l’alimentation familiale. Ainsi, "l’absence de compétences pratiques pour cuisiner se transmet de génération en génération mais ruptures et migration peuvent interrompre la transmission familiale" [1].

L’appartenance à un milieu social et à une culture précise induit donc certaines pratiques alimentaires. D’une part, la cuisine ne sera pas nécessairement la même et d’autre part, les normes de santé diffèrent parfois d’une culture à l’autre. De même, les religions ou certaines formes de spiritualité prescrivent certains usages spécifiques à l’alimentation de leurs fidèles.

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Puis le parcours de vie

Certaines habitudes évoluent suite à des évènements dans le parcours de vie (guerre, migrations, …). Liées à l’alimentation, on peut relever (liste non exhaustive) des habitudes dans la manière de faire les courses, de préparer les repas, dans le temps et l’attention accordés aux repas, des habitudes liées au gaspillage.

Ensuite les pairs

L’alimentation étant un acte social, et non uniquement individuel, l’influence des pairs (ou groupe de contact), qui définissent une norme sociale, joue un rôle dans les choix alimentaires. Ceci est plus particulièrement vrai chez les enfants et les adolescents. Les groupes de référence (groupes auxquels on souhaiterait ou détesterait appartenir) exercent quant à eux soit un pouvoir d’attirance, soit un pouvoir de répulsion.

Nuances

Il est toutefois important de nuancer et de préciser que les comportements et habitudes alimentaires "de tous les groupes sociaux sont marqués par les mêmes facteurs : individualisme, besoin de transgression, image médiatiquement dévalorisée du fait de cuisiner, attrait des loisirs et de la liberté etc. (…) Le repas évolue, se simplifie et prend des formes nouvelles qui restent ’structurées’ et conviviales : plateau devant la télévision, dîner-apéritif, repas ensemble sur la table-basse. Alors que d’autres formes d’alimentation sont déstructurées et souvent solitaires : repas sautés, grignotage permanent, choix d’aliments junk food … Ces évolutions communes à tous, riches ou pauvres, semblent simplement accentuées dans les groupes les plus défavorisés." [2]