Idéal de la minceur

L’image dominante de la beauté que notre société renvoie fait la part belle à la maigreur. Cet “idéal de la minceur” a une influence sur les recours aux régimes et sur la stigmatisation des personnes en surpoids.

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L’image dominante de "la beauté" que ce monde renvoie est toujours à la tendance trop maigre. Cet "idéal de la minceur" a une influence sur les recours, non justifiés médicalement, aux régimes et sur la stigmatisation des personnes en surpoids.

Ces régimes entrepris le plus souvent sans suivi médical peuvent être dangereux pour le corps, à court terme (carences) et à long terme (effet yo-yo, reprise de poids supérieure au poids de départ) et aussi pour l’esprit (restriction cognitive, perte d’estime de soi, renforcement de l’obsession de la minceur, voire facteur facilitant de l’anorexie).

Surtout les femmes

Un grand nombre de personnes, en particulier des femmes, dont l’IMC est situé dans la fourchette dite normale (poids-santé) se lancent dans des aventures à répétition de régimes restrictifs, influencées qu’elles sont par l’image de la beauté que leur renvoient publicités et mannequins. On peut qualifier de véritable dysmorphophobie l’idée erronée qu’elles se font que leur corps est trop gros, "difforme".

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Malgré quelques débats engagés dans le monde de la haute couture pour lutter contre la maigreur des mannequins, l’image dominante de "la beauté" que ce monde renvoie est toujours à la tendance trop maigre. Elle peut avoir une influence sur l’apparition de comportements anorexiques, même si comme dans tous les phénomènes psychiques les liens sont bien évidemment plus complexes qu’une relation linéaire de cause à effet.

Autre conséquence lourde pour ceux qui en sont la cible : la discrimination envers "les gros" qui sont regardés comme déviants du modèle de minceur, coupables de non maîtrise de soi et de laisser-aller.