10/02/2015

Notre regard se pose sur l’étiquetage nutritionnel entre 25 et 100 millisecondes

Les consommateurs consacrent très peu de temps à l’observation de l’emballage d’un produit. C’est ce que révèlent les résultats d’un test qui permet de suivre le mouvement des yeux.

Pas important l’étiquetage alors ?

Certes, nous prenons souvent moins de 1/10e de seconde pour lire les étiquettes des denrées que nous achetons. Et puis parfois, avouons-le, on aime avaler une "bonne crasse" vite fait bien fait, c’est clair. Et comme les fricadelles, on préfère ne pas savoir ce qu’il y a dedans.

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Mais le jour où on est un peu plus curieux sur ce que l’on ingère, il faut que cette information soit directement disponible.

Un bon étiquetage est donc essentiel pour faire des choix éclairés lors de nos achats et contribue à nous sensibiliser. Saluons que dans ce domaine, des progrès ont été réalisés avec l’adoption du nouveau règlement européen sur l’étiquetage nutritionnel. Présence des allergènes, origine des huiles végétales (dont la fameuse huile de palme) et des viandes devront entre autres figurer sur l’emballage.

Lasagne à la viande de cheval, la page est tournée ?

Et bien non, parce que dans cette affaire, il s’agissait d’une fraude que le nouveau règlement n’aurait pas pu empêcher. Mais cet épisode avait eu le mérite de mettre en lumière la complexité et le manque de transparence des circuits de commercialisation.

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Souvenez-vous de ce fameux minerai de viande (des morceaux souillés, du gras, du collagène et des déchets broyés) qui voyage entre moult intermédiaires et qu’on retrouve en bout de chaîne dans les lasagnes, les raviolis ou autres plats préparés avec amour par l’agro-industrie, à deux francs six sous le kilo.

A ce titre, nous déplorons que l’industrie ait obtenu que l’origine de la viande dans les plats préparés ne soit pas obligatoirement indiquée. Ces délectables mets raffinés conserveront donc leur part de mystère !

Dès lors, nous pensons que, si le nouveau règlement est un pas dans la bonne direction, des progrès importants restent à faire. C’est d’ailleurs ce que soutient le Livre blanc pour un accès de tous à une alimentation de qualité.