Mettre en place un Conseil de l’alimentation de qualité

Un Conseil de l’alimentation de qualité doit être mis en place afin de coordonner une réelle politique de l’alimentation qui intègre toutes les politiques sectorielles pertinentes pour l’accès à une alimentation de qualité pour tous.

Intégrer les politiques sectorielles

Il n’existe pas en Belgique de réelle politique de l’alimentation or de nombreux domaines déterminent l’accès à une alimentation de qualité. Les secteurs tels que l’agriculture ou la sécurité de la chaine alimentaire jouent un rôle évident. Cependant, de nombreux autres déterminants de l’accessibilité relèvent de domaines aussi variés que l’économie, le commerce, l’aide sociale, la santé publique, l’environnement, l’enseignement, la recherche, l’aménagement du territoire, la mobilité etc.

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Un Conseil de l’alimentation a donc pour objectif d’intégrer les différentes politiques qui ont trait à ces matières, afin qu’elles concourent à améliorer l’accès de tous à une alimentation de qualité.

Soutenir l’action gouvernementale

Le rôle d’un tel conseil est donc de soutenir l’action gouvernementale dans la réalisation de l’objectif d’améliorer l’accessibilité à une alimentation saine, sûre, goûteuse, éthique et respectueuse de l’environnement.

Il constitue un lieu de rencontre entre les différentes parties prenantes qui examinent et développent ensemble des recommandations pour améliorer les systèmes alimentaires. [1].

Il s’agit donc d’une instance consultative indépendante qui regroupe divers acteurs tels que :

  • des décideurs politiques, de tous niveaux de pouvoir confondus, qui ont des compétences en matières sociales, économiques, de santé, d’agriculture, de protection des consommateurs, d’environnement, d’enseignement, d’aménagement du territoire, de mobilité, scientifiques, d’énergie... ;
  • des représentants de la filière alimentaire (producteurs, industrie de la transformation, distributeurs, représentants de l’HORECA et responsables de la gestion des déchets) ;
  • des représentants des secteurs de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de l’environnement ;
  • des représentants du secteur de l’aide alimentaire et les associations de lutte contre la pauvreté [2] ;
  • des associations de consommateurs.

[1Grimma K. A., Wrighta D. S., Kima S. A., Foltzab J., (2013), "Les stratégies américaines pour augmenter la consommation de fruits et légumes", Equationutrition, n° 133 - Juillet/Août 2013 - p. 2.