Conclure des accords avec l’agro-industrie pour une meilleure qualité

Les produits industriels sont souvent trop gras, trop sucrés et/ou trop salés. L’industrie alimentaire a sa part de responsabilité dans la malbouffe : les autorités doivent conclure des accords volontaires toujours plus ambitieux avec le secteur pour diminuer la teneur en graisse, sucre et sel des produits transformés.

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Les liens alimentation - santé

Après le tabac et l’hypertension, l’obésité et le surpoids constituent selon l’OMS le 3e facteur de risque de mortalité dans les pays riches, sans parler des discriminations sociales qui en découlent. À part le tabagisme, ces facteurs de risque sont étroitement liés à l’alimentation et à l’exercice physique [1].
Pour cette raison, les produits alimentaires transformés doivent être reformulés, afin qu’ils contiennent moins de sucre, moins de graisse et moins de sel, tout en restant vigilant aux éventuels produits de substitution utilisés.

Du chemin parcouru

Un des moyens d’y parvenir est de conclure des accords avec le secteur de l’industrie alimentaire. C’est ainsi que la Ministre de la santé publique du Gouvernement Di Rupo a voulu amener les producteurs alimentaires à incorporer 5 % de graisses saturées en moins pour 2016 et 10 % pour 2020. Des accords similaires avaient déjà été conclus par le passé, amenant l’industrie à diminuer de 20 % la quantité de sel dans les viandes et les plats préparés.

Ces accords sont un bon moyen de faire progresser l’offre alimentaire vers plus d’adéquation avec les préoccupations de santé publique, d’autant plus que la Fédération de l’industrie alimentaire (Fevia) semble ouverte à la collaboration et que les industriels ont démontré qu’ils savaient faire des efforts.

[1Plan National Nutrition et Santé pour la Belgique 2005 –2010. Version finale déc. 2005 [PNNS-B].