Réguler les pratiques commerciales pro malbouffe

Nos comportements d’achat sont largement influencés par la publicité et les autres techniques de marketing. Celles-ci entrent en contradiction avec les messages de santé publique. Les autorités publiques doivent réguler les pratiques commerciales qui encouragent les comportements alimentaires inadéquats et le gaspillage et encourager les initiatives positives.

Campagnes de prévention versus marketing

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“Les campagnes de prévention et les messages d’intérêt général émanant d’organismes d’éducation ou d’autorités publiques sont trop souvent annihilés par des messages publicitaires en totale inadéquation avec ceux-ci” [1] . La publicité est efficace, en particulier chez les enfants. Toutes les techniques de marketing “en commerces” (gadgets pour les enfants ou “cadeaux” pour les adultes associés à l’achat d’un produit, positionnement dans les rayons, surfaces consacrées aux différents types de produits, merchandising, offres spéciales, logos des marques, couleurs et lumières choisies en fonction des produits, ...) ont également une énorme influence sur nos façons d’acheter.

Evolution des pratiques publicitaires

Des actions ont été entreprises, notamment dans le domaine de la publicité. Ainsi, en 2012, un accord en faveur de pratiques publicitaires responsables et appelé le “Belgian Pledge” (inscrit dans la lignée de l’“EU Pledge”) a été signé par l’Union Belge des Annonceurs (UBA), la Fédération du Commerce (Comeos) et la Fédération de l’Industrie Alimentaire (Fevia) en présence de la Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales. L’avancée est significative. “Toute publicité orientée vers les enfants de moins de 12 ans, à la télévision, en radio, dans la presse écrite et sur internet, ne sera dorénavant autorisée que pour des produits qui satisfont à des critères nutritionnels spécifiques définis par le ministère de la Santé publique” [2].

Un exemple qui pourrait en inspirer d’autres

Ce type d’initiative pourrait s’étendre à d’autres pratiques commerciales qui favorisent des comportements alimentaires inadéquats. Des accords pourraient ainsi être conclus pour favoriser la promotion de produits sains dans les grandes surfaces ou encore en vue d’adapter les portions pour moins de surconsommation et de gaspillage. Pour aller plus loin, la mise en œuvre d’un cadre plus contraignant concernant la publicité, le packaging ou encore les promotions poussant à la surconsommation doit également être étudiée.

[1Education Santé n°275 ( 2012), dernière visite le 07 mars 2014

[2"Le secteur alimentaire s’engage pour des pratiques publicitaires responsables", Le Sillon Belge (2012), dernière visite le 07 mars 2014.