Améliorer le cadre de prise de repas en collectivités

Des efforts doivent être fournis pour améliorer les conditions dans lesquelles les repas sont pris en restauration collective. L’environnement sonore, la décoration, le temps consacré au repas (et donc l’organisation du travail ou les rythmes scolaires) sont autant d’éléments sur lesquels travailler.

La collaboration et la participation active des usagers (enfants, jeunes, personnes handicapées, seniors, travailleurs…) à l’organisation des repas et à l’aménagement des espaces où ils sont pris permet de susciter leur adhésion.

Cadre et ambiance font beaucoup à l’affaire

JPEG - 97.5 ko

La manière dont sont pris les repas, à savoir la régularité, manger ou non devant la télévision ou encore le fait de partager un repas ou de le prendre seul, a un impact sur les problèmes de santé publique, d’obésité et les maladies qui y sont associées. Ceci s’explique par le fait que les repas "régissent la vie sociale et le comportement individuel à la fois à un niveau social et biologique" [1]

La vie professionnelle impacte également les habitudes alimentaires (sandwiches sur le pouce, saut du petit déjeuner voire du déjeuner), de même que les rythmes scolaires. Or "durant l’enfance comme à l’âge adulte, manger ne devrait jamais être une activité mécanique, mais un acte pensé où le plaisir occupe une place" [2]. Ce plaisir peut évidemment être procuré via le contenu de l’assiette, mais il est également largement influencé par le temps que l’on peut consacrer au repas et à la convivialité du lieu dans lequel le repas est pris.

C’est vrai pour les lieux privés de résidence des individus comme dans les lieux collectifs de vie.

[1Poulain, J-P. (sous la direction de), (2012), "Dictionnaire des cultures alimentaires", puf, Paris, p. 275

[2Dossier "La télévision est-elle compatible avec le bien-manger ?" dans Alimentation. Santé & Petit budget, n°44 janvier 2009, CERIN, p. 4.