Soutenir les circuits courts

Les circuits courts offrent de nombreux avantages : qualité nutritionnelle souvent supérieure (fruits et légumes plutôt que plats transformés), juste rémunération du producteur, emploi local, impact environnemental plus faible (produits locaux, moins d’intrants, saisonnalité ...).

Les soutenir en rapprochant consommateurs et producteurs via des circuits de commercialisation courts, locaux et régionaux constitue un axe clé d’une politique alimentaire intégrée visant un accès de tous à une alimentation de qualité.

Exemple d’initiative de la Région wallonne, le site www.lecliclocal.be est une plateforme qui permet aux collectivités publiques de commander des produits locaux dans le respect des règles de marché public.

Les circuits courts, c’est…

Les circuits de commercialisation courts comprennent les marchés, les ventes à la ferme, les points de vente collectifs, les différentes formes de livraisons de paniers, les ventes directes à une grande surface, à des commerçants, à des associations ou des collectivités ou encore les ventes par Internet [1].

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Les plus des circuits courts

Ces circuits de commercialisation offrent de nombreux avantages.

La santé publique bénéficierait d’un plus grand développement des circuits courts en alimentation. Ces derniers font la part belle aux fruits et aux légumes, ce qui pourrait améliorer le panier de la ménagère, aujourd’hui majoritairement constitué de produits transformés "prêts à manger" et qui sont "le plus souvent trop gras, trop caloriques, trop salés, entrainant son lot de maladies qui dégradent la santé publique (cholestérol, diabète, obésité, etc.)" [2].

Autres avantages offerts par les circuits courts : ils garantissent un prix équitable pour le producteur, rassurent les consommateurs, contribuent au maintien de l’emploi local, à la création d’emplois et à la réinsertion socioprofessionnelle (économie sociale).

Enfin, les circuits courts s’accompagnent généralement de modes de production plus respectueux de l’environnement et diminuent les impacts liés aux transports et à l’emballage [3].

Des filières complémentaires

Sans verser dans un excès d’optimisme quant aux retombées socioéconomiques, le développement des circuits courts s’accompagnera selon toute vraisemblance de bénéfices tant pour les producteurs que les consommateurs (consolidation du revenu de l’agriculteur, choix de production, accès à des produits de qualité, multifonctionnalité de l’alimentation, etc…)

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Il ne s’agit pas d’opposer les circuits courts aux autres types de commercialisation mais plutôt de s’appuyer sur leur complémentarité et, en parallèle, d’approfondir les connaissances de ces circuits afin de les exploiter au mieux.

Il convient donc de continuer à soutenir le développement de ces circuits courts, notamment en améliorant la rencontre entre l’offre et la demande et en soutenant les initiatives de producteurs et de consommateurs, avec un point d’attention à l’accessibilité de ces circuits aux publics fragilisés.

[1Aubry, C. et Chiffoleau, Y., (2009), "Le développement des circuits courts et l’agriculture périurbaine : histoire, évolution en cours et questions actuelles", Innovations Agronomiques (2009) 5, p. 56-57.

[2Ozer, P. et Bay, M., (2009), "Alimentation durable : de la promotion des filières courtes à la promotion d’emplois durables", Résumé des tables rondes des 13 et 14 novembre 2008 relatives à la question de l’alimentation durable sous le prisme de la promotion des filières courtes, 19 p

[3Cabinet du ministre Nollet, (2011), "Etude sur les dispositifs alimentaires locaux, Rapport final", Groupe One asbl, p. 27